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L’équilibre des acides aminés

Par avril 28, 2019 No Comments
 

La viande provenant des muscles est élevée en tryptophane, méthionine et très basse en glycine (ce sont des acides aminés). Les organes et les os c’est le contraire, ils sont élevés en glycine et bas en méthionine. Une alimentation qui contient uniquement des muscles aura un déséquilibre entre la méthionine et la glycine causant une demande plus grande pour certaines vitamines importantes du groupe B ainsi que certains minéraux.

 

CONSÉQUENCES

Des taux élevés de méthionine et tryptophane peuvent causer des carences en B6, mais également en B2, B9, B12 et zinc. Certains de ces éléments sont essentiels pour notre méthylation, biotransformation hépatique, notre production d’énergie, d’hormones et de nos neurotransmetteurs.

 

La méthionine est un précurseur de l’homocystéine qui est une protéine fort utile, mais lorsqu’elle s’accumule et qu’elle ne peut être recyclée causeront de l’inflammation et un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires.

 

La glycine est trop basse dans les muscles et elle est importante pour la phase 2 de la biotransformation hépatique. La glycine est également importante pour notre système nerveux, elle réduit l’anxiété, l’irritabilité et aide même pour l’insomnie.

 

Lorsque le tryptophane est élevé et que la glycine est trop basse pourrait possiblement causer une surproduction de sérotonine menant à de la fatigue et même de l’arythmie cardiaque dans certains cas.

 

Les organes sont la catégorie contenant le plus d’éléments nutritifs et complètent extrêmement bien la catégorie des légumes feuillus verts afin d’avoir un repas inégalé en densité nutritionnelle. Le fait d’intégrer dans notre alimentation du bouillon d’os, des cœurs de poulet et du foie de veau par exemple nous apporteraient un meilleur équilibre entre la méthionine, le tryptophane et la glycine, mais également certains nutriments qu’on ne retrouve pas en grande quantité ou facilement absorbable dans les légumes. On parle ici bien entendu de B12 et de fer, mais également de vitamine A, zinc, CoQ10, vitamine D, sélénium, oméga 3, etc.

 

NE PAS NÉGLIGER

Le choix de nos protéines en poudre est également important. Je remarque encore trop d’athlètes utiliser la protéine de petit lait au déjeuner ou en collation venant potentiellement élevé l’insuline de façon trop importante, mais aussi en contribuant au déséquilibre des acides aminés. Je suggère la protéine de petit lait biologie provenant de vache nourri à l’herbe et en post-entraînement seulement. Pour ce qui est du déjeuner et des collations, je suggère plutôt la protéine de bœuf hydrolysé riche en glycine.

 

En résumé, incorporer du bouillon d’os et des organes une ou deux fois par semaine serait une bonne idée. Gardez votre isolat de petit lait post-entraînement et la protéine de bœuf le reste du temps.

 

Un peu plus et on va se sentir au temps des chasseurs/cueilleurs ?

 


Références :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/573061

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16441938

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21139123

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http://www.jbc.org/content/193/1/23.full.pdf

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25533534

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12589194

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11176224